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Province de Chefchaouen: Promotion de l’enregistrement des enfants à l’état civil

Chefchaouen – L’ONG internationale AIDA, (Aide, échange et développement) et l’Association Talassemtane pour l’environnement et le développement à Chefchaouen (ATED) ont récemment réalisé un projet pour la promotion de l’enregistrement à l’état civil dans la province de Chefchaouen, qui a permis l’inscription de plus de 497 enfants.

Financé par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), ce projet, qui intervient dans le cadre de la nécessité d’utiliser les données personnelles des élèves, notamment leur état civil ainsi que les informations de leurs tuteurs, pour la pré-inscription à la première année du cycle de l’enseignement primaire, a pour but de permettre à ces enfants d’avoir accès à leur droit à l’éducation.

Ce projet a concerné cinq communes rurales de la province de Chefchaouen, dont Ouaouzgane, Tamorout et Bni Smih, en plus de la ville de Chefchaouen, a indiqué Ana Habiba Dahbi, experte en protection de l’enfance à l’organisation AIDA, dans une déclaration à la MAP.

Il s’articule autour de trois axes, à savoir la sensibilisation de la population et des autorités locales quant à l’importance de l’inscription à l’état civil, l’amélioration de l’inscription à l’état civil, et la mise en place d’un positionnement et d’un plaidoyer de six associations du nord du Maroc, avec l’accompagnement de différents juges, pour pouvoir émettre des recommandations visant à améliorer la situation relative à l’enregistrement à l’état civil, a précisé Mme Dahbi.

Par ailleurs, elle a souligné que le projet a permis de sensibiliser plus de 2.500 personnes et à accompagner plus de 858 enfants et parents au sein de la province, dont les dossiers ont été traités au tribunal et résolus.

S’agissant des recommandations émises à l’issue de ce projet, Mme Dahbi a évoqué la nécessité de renforcer davantage la coordination et la collaboration entre les autorités locales et les différentes communes, de légaliser le mariage par “la Fatiha” pour pouvoir inscrire leurs enfants à l’état civil, d’augmenter le délai d’inscription à trois mois et de favoriser l’accès aux nouvelles technologies pour les autorités locales et les communes.

Elle a, en outre, mis la lumière sur les obstacles les plus fréquemment rencontrés par les personnes au moment de leur inscription au registre d’état civil, notamment les problèmes d’obtention de documentation des parents, l’enclavement géographique ou encore la complexité des procédures administratives.

Pour sa part, le président de l’ATED, Abdelilah Tazi, a indiqué que ce projet s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle approche de développement de l’association, qui prend en compte les dimensions sociale, environnementale et économique dans ses projets.

“Nous nous sommes retrouvés devant un ensemble d’enfants qui sont privés de scolarisation, ou des personnes qui ne bénéficient pas du Régime d’assistance médicale (RAMED) car ils ne sont pas enregistrés à l’état civil”, a précisé M. Tazi, notant que ces enfants et ces personnes sont ainsi privés de leurs droits.

Ce projet vise par conséquent à résoudre ces problèmes et à permettre aux enfants d’avoir accès à leur droit à l’éducation, a-t-il poursuivi, affirmant que l’association adhère, à travers ce projet, à la politique nationale, étant donné que le ministère de l’Intérieur oeuvre également dans ce sens.

Des unités mobiles ont été déployés sur terrain pour inscrire les enfants et soumettre leurs dossiers au tribunal, a expliqué M. Tazi, faisant savoir que des bureaux de certaines communes rurales ont été équipés, dans le cadre du projet, par des appareils électroniques permettant de faciliter cette opération, outre l’organisation de sessions de formation et de sensibilisation.

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