La publication d’un communiqué officiel du Cabinet royal annonçant que le Roi Mohammed VI a accepté la demande de la Cheffe du gouvernement visant à démettre Madiha Khiyer de ses fonctions de ministre déléguée auprès du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, chargée de la formation professionnelle et de la qualification, conformément aux dispositions de l’article 47 de la Constitution, a suscité des interrogations sur les raisons de cette décision.
Cette décision intervient dans un contexte de débats médiatiques et politiques, à la suite de la diffusion d’un certificat médical concernant la ministre et lié, selon les informations relayées, à une ancienne affaire judiciaire.
Les antécédents judiciaires évoqués et les archives de presse
Le débat autour de cette affaire s’appuie sur des documents et des archives diffusés dans les milieux médiatiques et locaux, mettant en lumière certains épisodes antérieurs du parcours de l’intéressée.
– Les accusations et les antécédents évoqués : des documents et des archives de presse datant de 2004 ont circulé, faisant état de poursuites liées à des faits présumés de faux et usage de faux, ainsi qu’à des soupçons d’escroquerie et d’émission de chèques sans provision, dans une affaire impliquant des bijoutiers.
– Le certificat médical : les documents diffusés comprennent un certificat médico-légal daté du 12 juin 2004, qui décrit l’état de santé de l’intéressée et fait état de troubles névrotiques, de dépression et de variations de l’humeur. Le document conclurait à une responsabilité juridique « très atténuée » à l’époque.
– Les interrogations sur les circonstances : des questions et des allégations ont été soulevées concernant les conditions dans lesquelles ce certificat médical aurait été délivré, ainsi que son authenticité, tandis que des appels à clarifier le traitement réservé aux accusations évoquées et le déroulement de la procédure judiciaire ont été formulés.
Une affaire concernant la ministre, remontant à 2004, avait déjà été évoquée dans une coupure de presse faisant état de soupçons liés à l’émission de plus de vingt chèques au profit de plusieurs bijoutiers. Le dossier portait sur des transactions financières et commerciales qui auraient conduit à l’intervention des services de sécurité et des autorités judiciaires.
Selon les éléments rapportés dans cette coupure de presse, l’affaire concernait des transactions avec des professionnels du secteur de l’or, dans un contexte marqué par des chèques qui n’auraient pas été honorés. Cette situation aurait conduit les parties concernées à entreprendre des démarches pour récupérer leurs créances, tandis que les services compétents auraient été saisis afin d’en examiner les circonstances.
Qui est Madiha Khiyer ?
Madiha Khiyer avait été nommée ministre déléguée auprès du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, chargée de la formation professionnelle et de la qualification, dans le cadre de la nouvelle équipe gouvernementale.
Selon les informations biographiques publiées à son sujet, elle est née le 17 avril 1975 à Béni Mellal et est titulaire d’un master en commerce international. Elle a occupé le poste de secrétaire générale de l’Académie Mohammed VI internationale de l’aviation civile et a également exercé des responsabilités au sein de l’Office national des aéroports (ONDA).
Son parcours mentionne également son appartenance au comité exécutif de l’Union parlementaire africaine ainsi qu’au Conseil international des aéroports, région Afrique.
À ce stade, les éléments évoqués concernant l’ancienne affaire judiciaire reposent sur des documents diffusés et des archives de presse. Ils nécessitent une vérification auprès de sources judiciaires officielles. Le communiqué annonçant la fin des fonctions ministérielles ne précise pas les motifs de cette décision et ne permet pas, à lui seul, d’établir un lien avec les éléments évoqués.




