Les regards se tournent vers l’assemblée générale extraordinaire et ordinaire que tiendra la Fédération Royale Marocaine de Football le vendredi 5 juin 2026, au Complexe Mohammed VI de football à Maâmora, près de Salé. Un rendez-vous considéré comme crucial pour le paysage footballistique national, alors que les interrogations se multiplient autour de l’avenir du président de la FRMF, Faouzi Lekjaa, et de la possibilité de son maintien à la tête de l’instance pour un nouveau mandat.
Cette échéance intervient dans un contexte particulier pour le football marocain, marqué par une série de succès réalisés par les différentes sélections nationales ces dernières années, aussi bien chez l’équipe A que dans les catégories de jeunes, le football féminin et le futsal, sans oublier le rayonnement organisationnel du Royaume à l’échelle continentale et internationale.
Malgré l’approche de la fin du mandat actuel, aucun nom fort ni candidat potentiel ne semble émerger, à ce stade, pour concurrencer Fouzi Lekjaa à la présidence de la Fédération. Une situation que plusieurs observateurs considèrent comme le signe d’un « consensus non déclaré » au sein des composantes du football national en faveur de la continuité et de la stabilité institutionnelle instaurées durant les dernières années.
Cette lecture s’appuie notamment sur les réalisations enregistrées sous l’ère Lekjaa, qu’il s’agisse du développement des infrastructures sportives, du renforcement de la présence marocaine au sein des instances continentales et internationales, ou encore des résultats sportifs ayant permis au Maroc de renforcer son image sur la scène mondiale, notamment après le parcours historique de la sélection nationale en Coupe du monde et les multiples sacres continentaux des différentes catégories.
Des observateurs estiment également que la proximité de grandes échéances sportives, en particulier l’organisation conjointe de la Coupe du monde 2030, renforce l’hypothèse du maintien de Faouzi Lekjaa à son poste, au regard du besoin de continuité et de coordination institutionnelle durant cette phase stratégique.
En parallèle, cette prochaine assemblée générale devrait constituer une occasion d’évaluer le bilan de la période écoulée et de débattre de plusieurs dossiers liés au développement du championnat national, à l’arbitrage, aux infrastructures sportives, ainsi qu’à l’avenir de la formation et des clubs marocains.




