Un document officiel émanant du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a révélé l’approbation de la décharge de M. Ahmed Moussa de ses fonctions de directeur de l’École Nationale des Sciences Appliquées (ENSA) de Tanger, suite à la présentation de sa démission.
Selon le contenu de la correspondance datée du 3 avril 2026, cette décision intervient sur la base de la demande de démission introduite par l’intéressé, ainsi que d’une note adressée à la Chefferie du gouvernement, ayant conduit à l’acceptation de son départ.
Toujours selon des informations circulant au sein de l’établissement, cette démission ferait suite à une série de pressions qui auraient été exercées par le bureau local du Syndicat marocain de l’enseignement supérieur, dans un contexte de tensions internes ayant marqué l’institution ces derniers mois.
L’École Nationale des Sciences Appliquées de Tanger compte parmi les principales institutions d’enseignement supérieur en ingénierie au Maroc, jouant un rôle central dans la formation des compétences techniques et des ingénieurs au niveau de la région du Nord.
Par ailleurs, les enseignants de l’ENSA de Tanger, affiliés au Syndicat marocain de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, avaient précédemment annoncé un programme de mobilisation progressive, culminant avec l’organisation d’un sit-in au sein de l’établissement, pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié de « grave détérioration » des conditions pédagogiques et de gestion au sein de l’une des plus anciennes écoles de formation des ingénieurs d’État dans le nord du Royaume.
Dans un communiqué issu de l’assemblée générale tenue le mercredi 7 janvier 2026, les enseignants ont exprimé leur inquiétude face à la persistance de ce qu’ils considèrent comme un échec dans la gestion de la crise que traverse l’établissement, soulignant que les revendications déjà soulevées lors de réunions officielles avec la présidence de l’université et la direction de l’école n’ont pas été satisfaites.
Le communiqué fait également état d’une surcharge persistante dans les salles et amphithéâtres, ainsi que d’un déficit important en infrastructures et en équipements nécessaires à la formation d’ingénieurs, notamment l’absence d’au moins 18 salles et amphithéâtres, en plus d’un manque en matériel, logiciels et dispositifs destinés aux travaux pratiques.




