Le groupe H&M a décidé de transférer une partie de ses activités de production vers le Maroc et l’Égypte, dans le cadre d’une stratégie visant à rapprocher ses sites de fabrication de ses marchés cibles et à améliorer sa capacité de réaction face aux fluctuations de la demande dans le secteur de la mode.
Selon Bloomberg, cette décision s’inscrit dans une révision globale du modèle économique du groupe suédois, qui s’est longtemps appuyé sur des hubs de production en Asie, notamment en Chine et au Bangladesh. Ce modèle allongeait les délais de livraison et limitait la réactivité face aux évolutions rapides des préférences des consommateurs.
Ce repositionnement intervient également dans un contexte de pressions financières persistantes au cours des dernières années, marquées par l’accumulation d’un stock important de vêtements invendus, estimé à environ 4 milliards de dollars, ce qui a pesé sur les bénéfices opérationnels du groupe.
Le rapport souligne par ailleurs que cette accumulation de stocks a révélé des faiblesses structurelles dans le modèle traditionnel de H&M, désormais en difficulté pour suivre le rythme des transformations rapides de l’industrie mondiale de la mode, notamment avec l’accélération de la digitalisation et l’émergence de concurrents plus agiles.
Dans ce contexte, le groupe fait face à une concurrence accrue de Inditex, propriétaire de Zara, ainsi que de marques à bas coût telles que Shein et Primark. Cette situation a contribué à une baisse d’environ la moitié de sa valeur boursière par rapport à son pic de 2015.
Le recours au Maroc et à l’Égypte devrait permettre au groupe de renforcer sa compétitivité, en réduisant les coûts logistiques, en accélérant les cycles de production et en améliorant sa capacité à répondre plus efficacement à la demande, dans un environnement marqué par des mutations rapides du secteur de la mode.




