Un rapport récent publié par le Conseil général du notariat espagnol confirme que les Marocains ont maintenu une présence remarquable parmi les principaux acheteurs étrangers de biens immobiliers en Espagne, malgré un recul global du marché au second semestre 2025.
Selon la même source, le nombre de transactions immobilières réalisées par des étrangers a diminué de 4,4 % en glissement annuel, atteignant un total de 66 629 opérations, soit 18,4 % de l’ensemble du marché, contre 19,5 % à la même période en 2024.
Les Marocains ont enregistré une performance notable en se classant au deuxième rang des nationalités les plus actives avec 5 154 acquisitions (7,7 % du total), derrière les Britanniques qui occupent la première place avec 5 178 opérations (7,8 %).
Ce recul global s’explique principalement par la baisse des achats des étrangers non-résidents, qui ont chuté de plus de 15 %, dans un contexte marqué par la fin du programme de « visa doré » et l’orientation du gouvernement espagnol vers un durcissement fiscal concernant les acquisitions des non-résidents hors Union européenne.
En revanche, les étrangers résidents ont représenté la majorité des transactions avec une part de 62,8 %, en légère hausse, tandis que la part des non-résidents a reculé à 37,2 %.
Sur le plan géographique, les achats des non-résidents se sont concentrés principalement dans la région de Valence (40 %), suivie de l’Andalousie (25,3 %), puis de la Catalogne, de Murcie et des îles Canaries avec des proportions variables.
Les données montrent également une hausse des prix des biens acquis par les étrangers de 5 %, avec un prix moyen atteignant 2 479 euros par mètre carré. Les non-résidents ont payé les prix les plus élevés, avec une moyenne de 3 242 €/m², contre 1 963 €/m² pour les résidents étrangers et 1 839 €/m² pour les Espagnols.
Concernant la répartition territoriale, huit régions ont enregistré une baisse du nombre de transactions, notamment Madrid (-20,3 %), les Canaries (-10,8 %) et les Baléares (-10,2 %), tandis que d’autres régions ont connu une progression, comme la Castille-La Manche, l’Estrémadure et l’Aragon.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de correction relative du marché après le pic enregistré en 2022, à la suite de la reprise post-pandémie, particulièrement portée par les acheteurs étrangers non-résidents.




