Les milieux du football africain attendent, dans les prochaines 48 heures, la décision de la Commission de discipline de la Confédération Africaine de Football (CAF) au sujet du dossier disciplinaire lié à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations ayant opposé le Maroc au Sénégal. Plusieurs scénarios sont évoqués, sans toutefois présenter le même degré de probabilité.
Scénario 1 : Amendes financières à l’encontre du Sénégal (très probable)
Cette hypothèse est liée à la sortie temporaire des joueurs sénégalais de l’aire de jeu, entraînant une interruption du déroulement de la rencontre. Selon la jurisprudence disciplinaire de la CAF, les amendes financières sont généralement privilégiées lorsque le retrait n’est ni officiel ni définitif, avec la possibilité d’un montant élevé afin d’envoyer un message dissuasif.
Scénario 2 : Sanctions individuelles (probable)
La décision pourrait viser des responsabilités individuelles — entraîneur, un ou deux joueurs — à travers un blâme officiel ou une suspension d’un ou plusieurs matches. Cette option est souvent considérée comme plus confortable pour la CAF sur les plans juridique et politique, car elle évite de sanctionner l’équipe dans son ensemble.
Scénario 3 : Blâme officiel assorti d’un dernier avertissement (très probable)
Il s’agit d’une formule classique dans les décisions de la CAF : constatation d’une infraction aux règlements, accompagnée d’un avertissement clair quant à un durcissement des sanctions en cas de récidive.
Scénario 4 : Retrait du titre ou défaite sur tapis vert du Sénégal (très peu probable)
Cette éventualité demeure quasi exclue, la rencontre ayant été menée à son terme sans arrêt définitif pour forfait, et le Maroc ayant accepté la reprise du match. Une telle décision ouvrirait par ailleurs la voie à de multiples recours devant le Tribunal arbitral du sport.
Scénario 5 : Exclusion d’une compétition future (peu probable)
Si elle était prononcée, cette sanction ferait l’effet d’un véritable « séisme » dans le football africain, tant elle serait en décalage avec les éléments disponibles et susceptible de provoquer des tensions avec d’autres fédérations.
Vers une option mesurée
Les indications disponibles suggèrent que la CAF pourrait privilégier une approche apaisée afin d’éviter une crise juridique internationale et de préserver l’image de la compétition après une finale déjà polémique, d’autant que la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a confirmé qu’elle n’était pas partie prenante au dossier. Toucher au résultat d’une finale constituerait, en outre, un précédent risqué.
Dans le même contexte, la CAF chercherait à éviter toute escalade susceptible d’alimenter certaines allégations concernant l’influence de Fouzi Lekjaa au sein des instances continentales, des récits apparus dans le débat ayant précédé la réunion de la Commission de discipline.




