Le Bureau fédéral d’enquête américain (FBI), à travers sa division de Richmond en Virginie, a annoncé l’ouverture d’une vaste enquête visant à identifier de potentielles victimes de Youssef “Joseph” Mandour, un homme d’affaires opérant à travers plusieurs sociétés spécialisées dans les marchés publics fédéraux, notamment Sanford Federal, Talon Services et Far Group, entre autres.
Selon le communiqué du FBI, dont Chamaly a obtenu copie, Mandour aurait ciblé depuis 2019 de petites entreprises agissant en tant que sous-traitants dans des contrats gouvernementaux. Ses sociétés obtenaient des contrats en tant qu’entrepreneur principal auprès d’agences fédérales américaines, puis signaient des accords de sous-traitance avec de petites entreprises, sans toutefois régler les montants dus pour les services fournis.
Le FBI invite toute personne s’estimant lésée — individuellement, via son entreprise ou via l’entreprise qui l’emploie — à remplir un formulaire mis en place pour aider à identifier d’éventuelles victimes, en précisant que toutes les informations recueillies seront traitées de manière strictement confidentielle conformément à la loi.
Le communiqué ajoute que les victimes identifiées pourraient bénéficier de certains droits, services et compensations prévus par les lois fédérales et étatiques. Le contact avec le FBI demeure volontaire, mais pourrait permettre d’avancer dans l’enquête et d’identifier l’ensemble des personnes affectées.
Liens du dossier avec le Maroc
Il est à rappeler que Youssef « Joseph » Mandour entretient des liens familiaux avec plusieurs responsables politiques au Maroc. Son nom avait déjà circulé dans les médias nationaux lorsqu’il avait annoncé son intention de se présenter à la présidence du club Ittihad Tanger et exprimé son intérêt pour l’investissement dans l’industrie militaire.

Cette enquête fédérale ramène ainsi son nom sur le devant de la scène, mais cette fois au niveau international, dans une affaire liée à des transactions commerciales et financières aux États-Unis.
Mandour est né à Casablanca en 1981, a passé son enfance à Sefrou, avant de retourner dans sa ville natale à l’âge de 14 ans. Il est également ancien soldat de l’armée américaine.
Les liens du dossier avec le Maroc et le retour du nom Mandour
Youssef « Joseph » Mandour, qui entretient des liens familiaux avec plusieurs responsables politiques marocains, s’était déjà fait connaître médiatiquement après avoir exprimé sa volonté de briguer la présidence de l’Ittihad Tanger, tout en affichant son intérêt pour des investissements dans le secteur de l’armement.
Bien que le communiqué du FBI n’établisse aucun lien direct entre le responsable politique de Sefrou et Mandour, la présence de leurs noms dans le même contexte a déclenché un large débat au sein de la ville.
Selon des documents américains, Mandour est né à Casablanca en 1981, a grandi à Sefrou, puis est revenu à Casablanca à l’âge de 14 ans. Il a ensuite servi en tant que militaire dans l’armée américaine.
Questions à Sefrou et attente d’éclaircissements officiels
L’association du nom du coordinateur régional du Rassemblement National des Indépendants (RNI) et président du Widad de Sefrou à cette affaire a semé la confusion localement. Certains réclament l’ouverture d’une enquête nationale parallèle pour clarifier les éventuels liens, tandis que d’autres appellent à la prudence en l’absence de preuves officielles.

Face au silence total des parties concernées au Maroc, l’opinion publique locale suit de près l’évolution de l’enquête américaine toujours en cours. Le FBI a indiqué qu’il continuera de contacter des personnes ou des entreprises chaque fois que de nouvelles informations émergeront, tout en garantissant que les identités resteront strictement confidentielles, sauf exigences légales.
Enquête en cours et attentes de nouveaux développements
Le FBI a confirmé que l’enquête reste ouverte et qu’il pourrait contacter d’autres personnes ou sociétés en fonction des éléments collectés. L’agence a insisté sur le fait que toutes les identités seront protégées et ne seront révélées que dans le cadre des procédures légales.
Les prochaines semaines devraient apporter de nouveaux détails sur l’ampleur de l’affaire et le nombre de victimes concernées, dans l’une des enquêtes commerciales les plus importantes actuellement menées par le Bureau Fédéral d’Investigation.







