Le tribunal de première instance de Ouezzane a prononcé un jugement de condamnation à l’encontre de Mohamed Hellawi, président du conseil communal de Ouezzane et membre du Rassemblement National des Indépendants (RNI), à deux mois de prison avec sursis et à une amende ferme de 5 000 dirhams, dans une affaire liée à l’émission d’un chèque sans provision et à des accusations d’escroquerie.
L’affaire trouve son origine dans un litige financier familial opposant le président de la commune à sa sœur, qui avait déposé une plainte auprès du parquet, l’accusant de ne pas avoir honoré un chèque émis à son nom. Le mis en cause a nié les faits, affirmant que le compte bancaire concerné était fermé depuis près de 20 ans, tout en soutenant avoir réglé le montant en question. Il a également accusé sa sœur de s’être approprié le chèque illégalement.
Après examen des témoignages familiaux, le tribunal a estimé que la responsabilité de l’élu était engagée concernant l’infraction au Code du chèque, tout en l’acquittant du chef d’escroquerie.
Cette affaire, mêlant dimensions personnelles et judiciaires, relance le débat sur l’impact du comportement individuel des élus sur la crédibilité de la gestion locale, surtout lorsqu’il s’agit de responsables occupant des postes de décision au sein de communes confrontées à des difficultés de gouvernance
Des observateurs estiment que ce dossier met en lumière la nécessité de renforcer les critères d’intégrité et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques, dans un contexte où plusieurs élus locaux font face à des poursuites judiciaires susceptibles d’éroder la confiance des citoyens dans les institutions communales.
Par ailleurs, le tribunal a condamné le prévenu, dans le volet civil de l’affaire, à verser un dédommagement de 1 000 dirhams à la partie plaignante, avec les dépens et la contrainte par corps au minimum légal. Le jugement rendu en première instance devrait être interjeté en appel dans les prochains jours.




