
L’administration de président américain Donald Trump a annoncé l’imposition de droits de douane supplémentaires sur un large éventail de pays, dans une démarche visant à « rétablir la justice commerciale » et à contrer ce qu’elle qualifie de mesures tarifaires déséquilibrées imposées aux produits américains par certains pays.
Selon une liste officielle émanant des cercles économiques américains, des droits de 30 % ont été imposés à l’Algérie, 28 % à la Tunisie, et 31 % à la Libye, tandis que le Maroc n’a été soumis qu’au taux minimum de 10 %, soit le plus bas parmi plus de 30 pays dans le monde.
S’adressant aux citoyens américains, le président Trump a déclaré : « C’est un jour de libération », lors d’une cérémonie tenue dans les jardins de la Maison Blanche, en présence des membres de son gouvernement, de leaders républicains du Congrès et de travailleurs issus notamment des secteurs de l’automobile et de la sidérurgie.
Trump a signé un décret imposant de nouveaux droits de douane de 10 % sur toutes les marchandises importées, ainsi qu’une surtaxe dissuasive variable selon chacun des 60 pays accusés par ses conseillers d’imposer les barrières commerciales les plus sévères contre les produits américains.
La Chine sera soumise à des droits de douane de 34 %, l’Inde à 26 %, et le Japon à 24 %, tandis que les pays de l’Union européenne feront face à des droits de 20 %.
Par ailleurs, des droits de 25 % seront appliqués aux voitures exportées vers les États-Unis.
Trump a affirmé que ces nouvelles politiques douanières permettront de « restituer à l’Amérique ses richesses », avant de brandir une pancarte présentant les nouveaux tarifs douaniers réciproques, variables selon chaque pays.
Il a assuré que le 2 avril 2025 restera gravé dans les mémoires comme le jour de la renaissance de l’industrie américaine.
Les législateurs démocrates au Congrès, tout comme de nombreux économistes, mettent cependant en garde contre l’impact de cette hausse des tarifs sur certains produits de consommation courante pour les Américains, notamment les denrées alimentaires, les voitures, ainsi que les logements.
Une opportunité prometteuse pour le Maroc
Les experts économiques estiment que le Maroc pourrait être l’un des grands bénéficiaires de cette nouvelle politique, en raison de la faible taxe douanière qui lui est appliquée. Cela lui confère un avantage concurrentiel dans l’accès au marché américain, en comparaison avec un grand nombre de pays soumis à des droits de douane beaucoup plus élevés.